Cécile Charrel, femme ingénieure 2020, un parcours inspirant !

La cérémonie de remise des prix Ingénieuses 2020 s’est déroulée le 1er octobre 2020.
Animé par Philippe Dépincé, président de la commission Formation et société de la Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) et directeur de Polytech Nantes, l’événement a été l’occasion de célébrer l’ingénierie au féminin.

Cécile Charrel, promotion 1997, lauréate du prix de la femme ingénieure !

Retrouvez son témoignage :

Pourquoi l’ISEP pour mes études supérieures ?

Passionnée de sciences au lycée et par le médical (je suis d’une famille de médecins), j’ai choisi de devenir ingénieur avec l’idée d’allier ces deux centres d’intérêt en prenant part à la création de nouveaux équipements d’imagerie médicale. A l’issue de mes classes préparatoires, j’ai donc cherché à intégrer une école d’ingénieurs qui me permettrait de travailler dans ce domaine. Je me suis naturellement tournée vers l’ISEP qui proposait à mon époque une option « Image et Télécommunications», option que j’ai suivie. J’ai atteint mon objectif initial en réalisant mon stage de fin d’études en imagerie du cerveau au Japon, profitant alors d’un partenariat entre l’ISEP et Toshiba qui chaque année recevait 2 étudiants en stage de dernière année.

Quels ont été mes choix au cours de mon parcours professionnel ?

J’ai commencé mon parcours professionnel en participant au développement d’équipements pour la fibre optique au sein de CS Telecom. J’ai ensuite intégré les équipes de STMicroelectronics et contribué à la création de démonstrateurs pour la téléphonie mobile. Par la suite, j’ai rejoint le domaine de la télévision numérique pour y développer des plateformes de prototypage. Aujourd’hui, je contribue à la création de processeurs spécialisés pour les produits de mon entreprise en tant que responsable des projets développés au sein de mon équipe, allant de l’étude du cahier des charges et des spécifications techniques de nos clients jusqu’à la livraison du produit final.

Quelles sont les raisons de mon engagement associatif et pourquoi porter le projet Vercors Sciences ?

Bricoler, tester, assembler, construire m’a toujours beaucoup amusé. Le faire avec des jeunes, qui découvrent et s’émerveillent, qui plus est dans mes domaines de prédilection que son l’électronique et l’informatique, ne fait que décupler ce plaisir. Avec un ingénieur passionné, sous l’impulsion de Planètes Sciences, nous avons donc co-fondé l’association Vercors Sciences pour donner un cadre à nos activités et en faire profiter le plus grand nombre. Créé en 2017, notre association compte aujourd’hui 8 bénévoles qui interviennent auprès d’une cinquantaine d’enfants de 8 à 16 ans lors d’ateliers sur différents thèmes (mécanique, électricité, électronique, programmation, chimie, bases de la physique). Afin de rendre accessibles certaines notions complexes, nous avons développé des outils adaptés au niveau de compréhension de nos jeunes, notamment en ce qui concerne l’initiation à la programmation et à la robotique. Et nous proposons à nos plus grands de transmettre aux plus petits ce qu’ils ont appris en co-animant avec les adultes.