Un Isépien à la Direction générale de MMA !

Les diplômés de l’ISEP réussissent dans tous les domaines, le numérique fait désormais partie du quotidien de toutes les entreprises. Exemple : la nomination de M.Didier Bazzocchi à la tête du groupe d’assurances mutualiste MMA.

Vous venez d’être nommé à la DG de MMA aujourd’hui, quelle est votre ambition?

Avec plus de trois millions de clients, particuliers, professionnels et entreprises, MMA est une très belle marque du groupe d’assurances Mutuelles COVEA. Le chiffre d’affaires de MMA s’élève plus de 4,5 milliards d’Euros. L’activité de MMA se compose de trois blocs : l’assurance des professionnels et des entreprises, marché sur lequel nous sommes le deuxième assureur en France, l’assurance des particuliers, où nous contribuons à la position de leader de COVEA sur le marché français, auxquels s’ajoute 1,4 milliard d’Euros d’assurance vie, placement préféré de nos concitoyens. Je suis honoré de cette nomination et retrouve avec grand plaisir cette maison dont je fus directeur général délégué de 2008 à 2011 avant d’occuper d’autres fonctions dans le groupe COVEA. Notre ambition est simple à exprimer : poursuivre le développement sur des marchés hyper-concurrentiels et piloter la rentabilité ! Et pour cela : renforcer notre présence sur les marchés à valeur, simplifier les processus, déployer les solutions digitales tout en ménageant une expérience mémorable de proximité pour nos clients grâce à notre réseau d’agents généraux, et mobiliser 3000 salariés fiers et engagés ! Un beau programme que nous allons conduire avec une équipe de direction de grande qualité. Et comme on l’apprend dans un bon cours de stratégie : tout sera dans l’exécution !

 

Gardez-vous de bon souvenirs de l’ISEP? Y avez-vous été initié à des méthodes, enseignements qui vous ont été utiles?

 

J’ai adoré la scolarité à l’ISEP ! Ayant rejoint l’ISEP après deux années laborieuses de math sup et spé, j’y ai trouvé un enseignement exigeant et bienveillant, réunissant de la théorie (j’étais un « accro » de la transformation de Fourrier !) et pratique, ainsi qu’un esprit humaniste propre à la Catho. L’ISEP m’a appris le sens du concret et de la fourniture du résultat, autant que de la rigueur scientifique. Quel que soit le métier vers lequel on s’oriente après ses études d’ingénieur, ces habitudes là sont précieuses !

 

Est-ce que vous saviez, dès l’entrée de l’ISEP, vers quelle carrière vous alliez vous dirigez  ?

 

Pas le moins du monde ! Après un stage d’été de dernière année passé à simuler des servo-gouvernes d’engins balistiques (en langage Fortran !) à l’Aérospatiale, je n’étais pas emballé par la perspective d’une carrière industrielle. Recruté pour travailler sur l’organisation, l’informatisation et les télécommunications des secours médicaux d’urgence, j’ai découvert un monde complexe et passionnant, celui de la santé. J’y ai passé l’essentiel de ma carrière, d’abord au Ministère de la santé, puis comme créateur d’entreprise et consultant et enfin comme assureur santé, avant de devenir un assureur généraliste… Un cursus à l’IAE de Paris m’avait appris l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour diriger une entreprise. Un outillage bien utile, aujourd’hui encore.

 

Avez-vous un conseil pour les jeunes élèves-ingénieurs du numérique?

 

Le numérique est au cœur des transformations de la société. Les jeunes ingénieurs du numérique ont devant eux un éventail immense de possibilités professionnelles. Choix que nous n’avions pas en 1978, époque à laquelle l’industrie traditionnelle absorbait la quasi totalité de la promotion ! Précisément, je pris un chemin de traverse, ce que tous me recommandaient de ne pas faire. Et ce qui n’est qu’une expérience individuelle m’incline au conseil suivant : empruntez des voies originales qui vous attirent, votre marché le permet, multipliez au début de votre carrière les expériences techniques et humaines, et toujours, exprimez et faites fructifier vos talents !